Tirer les rois

Le six janvier est arrivé, le jour de l’Épiphanie. Si j’avais été encore en Italie, je me serais attendue à ce que la Befana vienne m’apporter du chocolat, des sucreries et peut-étre aussi du carbone, parce que je n’ai pas toujours été si sage que ça. Mais comme je suis rentrée à Berlin, il fallait que je m’organise. Ma ressource à Berlin ce sont mes collègues et mes amies françaises, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler.

Et en France, le six janvier, on « tire les rois ». Et pour cela il faut une galette des rois, un gateau célestial de pate feuilleté farcie à la frangipane. La tradition veut qu’on cache dans la galette des rois une fève et que celui qui la trouve soit le roi, ou la reine, de la journée. Mais obtenir la fève n’est pas si facile que cela. C’est que le plus jeune du groupe qui attribue les morceaux du gateau au différents convives, à l’aveuglette, caché sous la table. Une fois les pièces distribuées, il s’agit d’avaler la galette en toute hâte, mais aussi en bien maâchant pour ne pas risquer d’avaler la fève. Une fois il nous est arrivé déjà de ne pas trouver de fève dans la galette. Quelle déception ! Je suis allée me plaindre chez le boulanger où on l’avait achetée, qui d’ailleurs m’a offert des pains au chocolat pour s’excuser, mais c’est bien possible que quelqu’un d’entre nous l’ai avalée sans s’en etre apercu.

Bon, bref, à la fac où je travaille, la galette des rois est devenue une tradition historique. Accrochée à l’écran de l’ordinateur d’Isabelle, une composition en couronnes dorées témoigne des galettes ainsi que des reines du passé. Les galettes passent, les collègues changent, les couronnes restent.

Cette année on s’est retrouvées dans mon bureau. J’avais cherché deux galettes chez le boulanger Aux délices normands, et je les avais apportées saines et sauves à la fac malgré les plaques de verglas et les montagnes de neige glacée qui couvraient les trottoirs et les rues de tout Berlin. Et les collègues n’ont pas manqué de venir. Isabelle la première, suivie d’Hélène, puis, Marina, Dominque, Isabelle (l’autre), Annie, Véronique, Joelle, tout le monde est passé goûter la galette. On a bouffé, on a bavardé, on a rigolé – je ne rigole pas qu’avec mes amies italiennes, de toute facon je suis assez rigolote, si vous me connaissez… – et, bien évidemment, on a tiré les rois… Et devinez qui a trouvé la fève ? Bon, si vous passez chez moi, vous verrez une couronne accrochée à l’écran de mon ordinateur. Ce n’est que la première pièce d’une composition…

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